Pourquoi j'ai choisi la SASU pour mon métier de coach

Une interrogation qui revient souvent lors des réflexions que l’on a sur notre futur métier de coach porte sur le statut que l’on doit prendre. Voici mon expérience sur ce choix qui après coup est moins difficile qu’il n’y parait.

Une expérience toute personnelle

J’avais noté dans mon planning d’articles (et oui je fais un planning…) d’en écrire un sur les différents choix de statuts qui s’offrent aux coachs. En y repensant je me suis dis que cela allait être redondant avec ce qu’on trouve facilement sur le net comme l’APCE par exemple.

Et puis je suis retourné en formation Coaching avec mon formidable et merveilleux groupe chez Repère et nous avons pas mal parlé du sujet, de là l’idée d’un article « expérience ».

Ce que j’écris est valable au 19 novembre 2014, les choses ayant tendances à changer très régulierement il faudra s’assurer que tout ce que vous lisez est encore valable à date.

Comment j’ai fait mon choix

Comme apparemment pas mal de futurs coachs en formation je suis en reconversion professionnel et je pointe au Pôle emploi.

la première question que je me suis posé c’est :

Ca va se passer comment avec Pôle emploi ?

La première réponse qui m’est venu en tête : « mal !« , et en fait ça se passe plutôt pas mal mis à part le fait que pour avoir la réponse à une question c’est un peu la croix et la bannière…

Les infos que j’ai eu et mis en pratique :

  • vous pouvez changer de catégorie en passant créateur d’entreprise et ce pendant 1 an
  • vous avez la possibilité, une fois votre entreprise créée d’avoir le maintien de vos allocations dues ou de choisir de recevoir un capital égal à 50% des droits restants
  • vous allez changer de catégorie Pôle emploi quand vous les aurez informé de la création de votre entreprise

Dans le cas de la SASU, il faut allez à Pôle emploi avec le Kbis et le PV d’assemblée disant que vous ne toucherez aucun salaire en tant que Président.

A partir de là, et en choisissant le maintien des droits, vous devez garder vos allocations en l’état.

Bon j’avoue que dans mon cas mes rapports avec eux me stress, mais au fur et à mesure j’arrive à me calmer.

Une fois que j’ai su qu’être entrepreneur et demandeur d’emploi ne posait à priori pas de soucis il fallait savoir :

Créer un entreprise ou une société ?

Etant d’un tempérament plutôt penché vers la sécurité le fait de mettre les biens de la famille en jeu ne me tentait pas du tout, donc créer une entreprise je n’étais pas très chaud (bien que certains statuts permettent de séparer les biens personnels de ceux de l’entreprise).

Même chose du côté du chiffre d’affaire : en entrepreneur individuel 70% de votre chiffre d’affaire est déduit de l’ARE de Pôle emploi. Quand vous êtes président ou gérant de votre société, si vous ne touchez aucun salaire, ce CA reste dans la société et vous continuez à toucher 100% de votre ARE.

Ma partie écureuil a bien aimé ça : cela permet d’avoir une réserve pour l’après. 3 à 6 mois de liquidités d’avance est important pour un métier qui a des fluctuations d’activité surtout à ses débuts.

Ne restait plus qu’un choix à faire :

Une SARL ou une SASU ?

Là la décision a été vite prise en sachant qu’en :

  • SARL le gérant touche plus car il y a moins de charges, par contre on a des frais même sans aucune activité salariée.
  • SASU le président paye plus de charge car il est assimilé salarié (il cotise à tout comme un salarié sauf au chômage), par contre rien à payer si aucun salaire n’est versé.

Avec la SASU je ne paye pas si je ne me paye pas, et si je me paye je cotise comme un salarié (toujours ce besoin de sécurité).

Pour conclure

Une confrère (que je remercie d’ailleurs) m’a demandé durant cette formation 3 points positifs à la SASU et 3 points négatifs. J’ai pu trouver bien plus que 3 points positifs mais qu’un seul point négatif (à mes yeux bien sûr) :  le fait que ce statut couplé avec ma situation à Pôle emploi me paraissait trop beau pour être vrai.

Je pense qu’il n’y a, comme souvent, pas de choix miracle. Nous faisons tous le même métier, celui de coach, par contre chacun de nous à des besoins, des envies et des valeurs qui font que le choix que j’ai fait est bon pour moi, mais peut-être pas pour vous qui me lisez.

J’espère que cette expérience a pu vous être utile. Si vous avez des questions n’hésitez pas à les poser, j’essaierais dit répondre dans la mesure de mes connaissances.

12 COMMENTAIRES

  1. Bonjour
    2 ans après qu’en est-il ? J’hésite moi-même entre micro entrepreneur et sasu. Vous ne touchez plus les allocations chômage j imagine. Vous versez-vous un salaire pour avoir une protection sociale ?

    Merci

    • Bonjour Anna,

      Alors après 2 ans ce qu’il en est :

      J’ai bien fait de prendre ce statut pendant que je touchais le chômage, c’est la solution la plus simple et la plus économique à mon sens.

      Je ne touche effectivement plus d’allocations et vis sur mes réserves jusqu’à la fin de l’année. Ensuite, et là je n’ai pas encore fait mes calculs, soit je reste à 100% sur la SASU et je me rémunère avec, soit je passe une partie de mon activité en auto-entrepreneuriat.

      La protection sociale est assurée durant l’année après la fin de vos allocations (enfin c’est ce que j’ai lu).

      Après 1 an réel d’activité je ne peux encore me rémunérer normalement.

      J’espère que cela répond à votre question.

      A bientôt,

  2. Bonjour pour ma part j’ai choisi le statut autoentrepreneur juste avant mon licenciement ce qui me permet de cumuler les indemnités de pôle emploi et les revenu d’auto entrepreneur à hauteur de 70% de mes revenus précédents. Aviez vous comparer avec le sasu ? Merci

    • Bonjour Martine,

      Oui j’avais comparé, l’avantage que j’ai vu c’est qu’avec la SASU tout ce que je facture reste dans la société et je peux toucher 100% de mes indemnités mensuellement et déduire mes frais. En auto entrepreneur il y a décalage des indemnités, ce que je ne préférais pas.

      N’hésitez pas à me contacter (http://www.etrecoach.com/contact/) directement si vous voulez qu’on en parle.

      A bientôt,

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