Prévoir ou non une activité professionnelle en plus du coaching est une des questions que se pose le coach qui débute. Concrètement c’est se poser la question de la viabilité du métier de coach comme seule source de revenu.

Alors faut-il vraiment avoir une activité parallèle ou le coaching peut-il être un métier à lui tout seul ? 

Doit-on avoir une activité en plus du coaching ?

Chaque personne qui a choisi la profession de coach a un avis sur la question, ou au moins ce l’est posée.

Après avoir parlé avec différents coachs je me suis aperçu qu’il existe 2 écoles : une qui dit que l’on peut vivre seulement du coaching et l’autre qui au contraire dit qu’il faut une (ou plusieurs) activités pour bénéficier d’un revenu correct.

Comme je suis curieux, j’ai essayé de comprendre pourquoi on pouvait avoir 2 avis si différents sur une question à priori assez simple.

Ca veut dire quoi « vivre du coaching » ?

Comme je suis assez basique comme garçon je me suis demandé en premier lieu ce que l’on entendait par « vivre du coaching ». La première réponse qui m’est tout naturellement venu c’est « par là j’entend pas grand chose ! »… Passé la vision de Pierre Dac torse nu je me suis mis à interroger les coachs que je connaissais, faisons les choses bien que diable !

J’ai du glisser le sujet avec une bonne quarantaine de coachs francophones de tous horizons : en fin de formation, au tout début de leur activité professionnelle et de vieux briscards.

Deux sortes de réponses qui, comme c’est étrange, coïncident grosso modo avec les écoles. Vivre du coaching est pour l’école A (on ne peut en vivre) : vivre uniquement de l’entretien en face à face qu’il soit professionnel ou de vie, alors que pour l’école B (on peut en vivre) ce sont toutes les activités liées au coaching : l’entretien individuel, du coaching d’équipe, l’écriture d’un livre sur le coaching, donner des formations coaching, etc…

Il serait intéressant de savoir si avec la définition de l’école B, l’école A verrait les choses différemment.  Comme j’ai tendance à penser qu’un recadrage fait voir les choses différemment je répondrais oui.

Quelles différences entre les écoles ?

Autre résultat de mes recherches : nous vivons dans des environnements et contextes différents… Grande nouvelle non… ?!

Concrètement je me suis aperçu que :

  • Les tenants du « On peut vivre du coaching » ont généralement une culture du coaching nord-américaine (USA et Canada).
  • Les tenants du « Ne dépendez pas financièrement à 100% du coaching » ont généralement une culture du coaching Européenne pour ne pas dire Française.

Je me suis aperçu aussi que chaque école avait, dans sa pratique, tout à fait raison. Je m’explique :

  • Les adeptes de l’école A qui réussissent dans leur métier ont une activité autre que le coaching.
  • Les adeptes de l’école B qui réussissent dans leur métier ne font que des activités liées au coaching.
  • Et dans les 2 écoles il y a ceux qui ne réussissent pas avec ou sans activités annexes.

La grande majorité a choisi une pratique parce qu' »on leur a dit que »…

Je suis tout à fait conscient que ce sont des généralisations et que mes résultats n’ont rien de scientifiques. Il n’en demeure pas moins qu’à mon humble niveau ils existent.

Ce que cela m’a inspiré

Alors là on entre dans le subjectif, dans ce que j’en pense et que je vous livre non pas comme une vérité mais comme mon analyse (vous avez vu je mets plein de pincettes…).

Ne pas voir/comprendre/entendre la même chose sur un sujet n’aide pas. En lisant ça je suis sûr que vous allez vous dire que c’est une évidence, après tout vous êtes des coachs. Pourtant ce n’est pas évident de l’appliquer dans son métier, les cordonniers ne sont-ils pas toujours les plus mal chaussés ?

Nous croyons pas mal à ce qu’on nous dit et à ce qu’on nous enseigne. Cela créé de solides croyances qui peuvent avoir la vie dure. Dans ma formation j’ai toujours entendu qu’il fallait une activité annexe au coaching. Dans mes lectures francophones pareil (dernière en date Les fiches outils du coaching page 43), alors que dans mes lectures anglophones il n’en n’est jamais fait mention.

Chacun à raison et voit midi à sa porte. Quand on veut on peut, il suffit d’y croire. Beau florilège de croyances non ? Quand je vois que les coachs réussissent quelque soit leur façon de procéder mais en suivant leur croyance, cela ne fait que renforcer les miennes.

Pour conclure

Si je devais répondre à la question « doit-on avoir une activité en plus du coaching ? » je dirais : faites suivant ce que vous croyez, cela aura de bonnes chances de réussir.

À bientôt,
Eri Schön

(ce post a été initialement publié le 03 juin 2015)

10 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,
    Je suis en plein dans ces questionnements. Et voici la reponse que j’ai trouvé pour l’instant : vivre du coaching, pour moi, ça veut dire gagner combien ?
    Est ce que vivre du coaching c’est pouvoir retirer un salaire équivalent à celui que je percois dans mon emploi actuel de salarié? Ou encore plus ? Ou moins ?
    Nous avons des niveaux de vid et des exigences différents.
    Peut-être que pour A, vivre du coaching c’est pouvoir degager un salaire de 1500€, alors que pour B , l’activité de coach dot pouvoir luiassuree un salaire de 3000€.
    L’important pour A comme pour B c’est de définir ce chiffre, en fonction de ses besoins (factures, emprunt…) et de ses désirs/plaisirs (sorties, voyages…)
    Satisfaire son besoin de sécurité et son hygiène de coach.

    Perso, je veux pouvoir en vivre et je crois que c’est possible.

  2. en clair cette article finalement ne donne pas vraiment de piste…
    c est selon ses envies, ses valeurs, ses croyances et surtout ses freins parfois de l’ordre de drivers
    Faites vous coacher pour savoir si en tant que coach vous vous donnee les moyens de vivre de ça, ou pas….

    • Merci Jean-Noël pour ce commentaire.

      Effectivement je ne donne pas de direction, je propose un éclairage.

      Votre dernière phrase est très intéressante, d’après-vous, est-il étrange pour un coach de se faire coacher ?

  3. Bonjour Éric

    Article intéressant. Je me suis lancé récemment dans le coaching et il est vrai que ce travail dans mon entourage (personnel et professionnel) se conçois comme « un plus » de l’activité principale. Pour ma part j’en pense le contraire.

  4. Hello Eric, d’abord bravo pour ton article. Il faut en parler et continuer d’en parler ! Good.

    J’ai juste envie d’ajouter un point qui, je crois, peut influer dans la pensée européenne ou plutôt française, c’est le fait que le coaching est bien plus répandu et commun aux US et pays anglo-saxons qu’en Europe. De ce fait cette problématique se présente moins pour eux que pour nous. Non ?

    Et je pense aussi, pour avoir fait comme toi, beaucoup questionné, qu’il y a des personnes qui considèrent qu’aller vers les pratiques connexes du métier (conseil.médiation. formation …) fait partie du métier et en concluent qu’on peut vivre du coaching. Tout est question de perception et croyance. Oui ;-).

    Merci. See you soon

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