Doit-on avoir une spécialisation en coaching ?

C’est une question que se pose un certain nombre de coachs, débutants ou non : doit-on avoir un thème de prédilection, une spécialisation ou pas ?

Cette question est importante car elle touche autant votre quotidien professionnel en terme d’apprentissage, d’expertise et de satisfaction de vos envies que votre communication extérieures et plus particulièrement à qui vous souhaitez parler et qui vous préférez accompagner.

Je vais plus parler du deuxième point, celui qui concerne donc le public ciblé, une spécialisation étant un ciblage plus fin que la normale, on dirait maintenant que cela représente une niche voire une micro-niche.

Pour une fois c’est un sujet très ouvert où vous êtes invité à participer en donnant votre sentiment en commentaire (en bas de page).

Un peu de théorie sur le sujet

Quand on se lance dans le coaching (ou dans l’entreprenariat en général), c’est avec un projet.

Ce projet vient de vos passions personnelles, vos désirs, vos envies et vous souhaitez qu’il en soit la concrétisation physique.

Concrètement avec votre projet vous avez le désir d’apporter une solution à des problèmes particuliers ou de proposer une amélioration à quelque chose d’existant.

Cette solution que vous proposez est unique dans le cas du coaching car elle vient de vous, elle est le fruit de votre expérience, de vos croyances, de vos valeurs, de vos choix d’outils, etc…

En tant que coach vous apportez des solutions à des gens, à des personnes. Vous avez donc une idée de qui ils sont, où ils sont et ce que vous leur apportez.

Vous avez, par exemple, décidé de devenir coach car vous voulez accompagner et aider les salariés en souffrance au travail. La solution que vous apportez : le coaching et à qui vous l’apportez : à des salariés en souffrance.

  • Une cible large : accompagnement au changement
  • Une niche : accompagnement au changement des dirigeants et managers
  • Une micro niche : accompagnement au changement des dirigeants et managers en milieu de carrière

Ceci est la base de toute entreprise : vendre un produit qui répond au besoin de quelqu’un.

Se spécialiser ou pas ?

Doit-on se spécialiser et par là même ne parler qu’à certaines personnes en particulier ou rester large et parler à plus de monde mais que l’on connait moins ?

Doit-on se spécialiser et par là même ne traiter qu’un certain type de problématique au risque de se restreindre intellectuellement ?

C’est un sujet de questionnement car l’on peut avoir l’image d’une réduction de possibilités pouvant entraîner une monotonie, l’image d’une réduction d’offre entraînant une perte possible de clientèle, etc…

Ma réponse à moi que j’ai :  oui c’est bien de se spécialiser sur certains thèmes. 

Je pense :

  • qu’en voulant aider tout le monde on n’aide personne et qu’en voulant parler à tout le monde on ne parle à personne. C’est comme parler de quelque chose à personne en particulier lors d’un pot au bureau, personne ne vous écoutera ou ne vous entendra.
  • que l’on a tous une cible bien précise, on n’en a sans doute pas conscience au début mais plus on va trier ce qu’on ne veut pas plus on s’en approchera.
  • que l’on a plus d’affinité avec certains sujets et que par là même on se spécialise naturellement.
  • que c’est important pour ma communication de savoir à qui je parle et surtout de pouvoir lui expliquer exactement ce que je lui propose.
  • que ce n’est pas limitant. Ce n’est pas parce que l’on a une spécialisation qu’on ne peut ou ne doit pas regarder ou traiter autre chose.

A vous de jouer !

Après avoir énoncé tout ça et donner mon avis sur la question je vous propose de donner le votre en répondant par exemple à :

  • Quel est votre avis sur le sujet ?
  • Etes-vous plus cible large, niche ou micro-niche ?
  • Si vous avez choisi une niche en êtes-vous satisfait ?
  • Si vous avez choisi d’être large en êtes-vous satisfait ?

Ou tout autre chose qui vous viendrait à l’esprit.

Votre commentaire permettra d’ouvrir le cadre des lecteurs et je vous en remercie par avance.

Amitiés,

Eri Schön

(ce post a été initialement publié le 20 janvier 2015)

18 COMMENTAIRES

  1. Un excellent article. Merci ! Pour ma part je me suis specialise dans le coaching de dirigeant. Car j’etais manager avec 25 ans d’experience. Mais lorsque j’ai lance mon agence de coaching, ma spécialisation a change car j’ai du aller dans le sens des besoins de mes clients. Puisque j’ai eu en clients des jeunes adultes et des étudiants qui m’ont ramené leurs connaissances. Et donc apres mon mastercoach et le coaching de dirigeant j’ai aussi suivi la formation de coaching scolaire et des ados pour rester dans l’efficacité.

  2. Bonjour
    J’accompagne des jeunes en coaching de vie partenariat avec la mission locale dans insertion professionnelle, j aimerais faire une activité à temps plein j ai une spécialisation en tant éducateur spécialisé. J ai lu votre article qui est très intéressant sauf que j ai pas eu d info concernant le type de structure qui peut me correspondre. En sachant que je souhaite travailler avec un public 16 /25 ans également les jeunes en situation handicape. Merci de me donner des informations sur ce sujet.

  3. Merci pour cet article, je cherche moi-même ma voie, ma spécialisation, et comment je pourrais commencer à vivre de ça. Pour le moment je fais des vidéos comiques/artistiques pour parler de développement personnel et spiritualité, mais je ne suis pas fixée encore sur mes produits futurs. Votre site est d’une grande aide merci ;)
    Je vous invite à visionner mes vidéos si le coeur vous en dit :
    FB : fb.com/createparadise
    http://www.create-your-paradise.com
    Cordialement,
    Cécile

  4. Merci pour cet article qui tombe à point nommé. Je suis coach, j’ai commencé en individuel, puis maintenant en coaching d’équipe et appelé récemment pour du coaching d’organisation… J’ai envie de garder une lisibilité, un message simple pour mes clients. La réflexion est en cours et s’enrichit grâce à vous. Merci.
    Olivier

  5. Sans faire de réponse « normande » … je pense que l’on peut être un généraliste avec une spécialité ou une porte d’entrée en particulier. Par exemple je suis un coach de vie et prof° qui adore entrer sur les sujet par les émotions que se soit en coaching ou en formation-coachée
    D’ailleurs j’en ai fait ma base-line « Vos Emotions sont des Ressources »

  6. C’est un tres bon débat. Il est pour moi essentiel de trouver sa cible précise pour ne pas se disperser et s’essoufler. Il est, par ailleurs, pas interdit de regarder a la frontiere de la cible et voir les interactions possibles avec d’autres niches pour collaborer avec d’autres et par la meme rendre l’approche tres diversifiee. Tres cordialement, Jean-Luc

  7. D’un côté, je suis d’accord: un coach n’a pas besoin d’être expert dans le problème de son client. Néanmoins, il est plus aisé d’avoir une légitimité, en particulier vis à vis de nos prospects, si nous avons un ou plusieurs domaines de prédilection. C’est pour cela du reste que toute bonne formation de coach vous fera travailler sur votre spécificité en tant que coach…

  8. Bonjour,
    En début de projet, je suis confortée dans l’idée de vouloir exercer dans mon domaine de prédilection. Je suis formatrice « spécialisée » dans les risques psychosociaux,et en tant que coach j’aimerai accompagner les particuliers mais également les salariés ayant subit ou subissant un RPS.
    Merci pour tous ces partages…
    Cordialement,
    Isabelle

  9. Très bel article, qui m’a permis de confirmer ma cible et ma niche de démarrage.
    niche: accompagner des dirigeants et cadres managers dans la complexité de leur rôle, dans le changement, le développement de la performance et de l’autonomie.
    j’ai une formation CT à la base, 25 ans d’expérience de gestion management de crise. J’aimerai me parfaire dans l’analyse Transactionnelle .
    Merci pour tous vos articles qui me donnent à chaque fois le petit détail qui fait avancer…
    cordialement, Bruno

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